L’automne est là : gare à l’humidité dans nos logements

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Les journées raccourcissent, le chauffage se rallume et les fenêtres restent plus souvent fermées. C’est la saison où l’humidité s’installe dans de nombreux logements : en Wallonie, plus d’une personne sur six est concernée.

Expliquer un phénomène souvent mal compris, aider chacun à en repérer les signes et à adopter les bons réflexes : c’est le sens de nos travaux en matière de Santé dans l’Habitat, soutenus par l’Agence pour une Vie de Qualité, et l’un des métiers d’Espace Environnement.

Un problème qui touche près d’un Wallon sur six

Selon l’IWEPS, 17,6% de la population wallonne vivait en 2025 dans un logement présentant au moins un problème d’humidité : toiture qui fuit, murs ou sols humides, boiseries attaquées par la moisissure. Ce chiffre provient de l’enquête européenne SILC, réalisée en Belgique par Statbel.

La Wallonie se situe entre Bruxelles (20 à 25%) et la Flandre (un peu plus de 10%). Elle affiche un taux plutôt élevé par rapport aux autres pays européens.

Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les locataires sont près de deux fois plus souvent confrontés à l’humidité que les propriétaires, qu’ils louent sur le marché privé ou dans le logement social.

Pourquoi l’automne est une période sensible

Quand il fait plus froid, on aère moins et on passe plus de temps à l’intérieur. La vapeur d’eau produite au quotidien s’accumule alors dans l’air. Elle vient de la douche, de la cuisine, de la vaisselle, du linge qui sèche et même de la nuit de sommeil.

Au contact d’une surface froide, cette vapeur se transforme en gouttelettes. Il peut s’agir d’une vitre, d’un mur mal isolé ou d’un pont thermique. C’est la condensation, le signe que l’air contient trop d’humidité.

L’isolation des bâtiments, indispensable pour économiser l’énergie, peut accentuer le phénomène. Elle doit donc aller de pair avec un bon renouvellement de l’air, par une ventilation mécanique ou par l’aération manuelle.

Des signes à ne pas négliger

Certains indices doivent mettre la puce à l’oreille :

  • une odeur de moisi ou de terre ;
  • de la condensation sur les fenêtres ou sur d’autres surfaces ;
  • des taches vertes ou noires de moisissures sur les murs, au plafond, derrière les meubles, dans les placards ou la salle de bains ;
  • du papier peint qui se décolle ou du bois qui pourrit ;
  • de la literie, des vêtements ou des matériaux humides.

L’humidité en elle-même n’est pas nocive. En revanche, elle favorise le développement des moisissures et des acariens. Ceux-ci sont responsables de toux, d’irritations, de rhinites, d’asthme ou d’allergies cutanées. Les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies respiratoires sont les plus vulnérables.

Le bâtiment en pâtit aussi : l’humidité dégrade les matériaux et peut entraîner des réparations coûteuses si elle n’est pas traitée à temps.

Les bons réflexes

  • Aérer chaque jour, en particulier au lever et après la douche, la cuisine, la vaisselle et le séchage du linge.
  • Sécher rapidement tout dégât des eaux et remplacer si nécessaire les matériaux abîmés.
  • Identifier l’origine du problème avant d’agir, car chaque cause appelle une solution différente. L’humidité peut venir de la condensation liée à l’usage du logement, d’une infiltration par la toiture ou les façades, ou de remontées par les murs.

Pour aller plus loin

Notre équipe Santé-Habitat a conçu la fiche interactive « L’humidité dans mon logement« . Elle aide à comprendre le phénomène, à en repérer les sources et à trouver des solutions adaptées. Elle présente les différents types d’humidité, leurs effets sur la santé et sur le bâti, ainsi que les pistes préventives et curatives. Son contenu a été nourri par une table ronde d’experts de terrain.

Vous trouverez aussi sur le site sante-habitat.be des articles consacrés à la condensation et au séchage du linge à l’intérieur.

Une question ? Nous sommes joignable au 071 300 300 ou par e-mail à sante-habitat@espace-environnement.be.

Source des chiffres : IWEPS, « Part de la population vivant dans un logement humide », données 2025 publiées en septembre 2026.

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