OCEANS : des lieux inspirants où s’invente une alimentation bio, locale et solidaire

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Comment rendre une alimentation durable réellement accessible ? Et comment renforcer la résilience alimentaire à l’échelle d’un territoire ? C’est autour de ces questions que les partenaires du projet Interreg France-Wallonie-Vlaanderen OCEANS se sont réunis le 6 février 2026 pour une journée de visites de terrain à Loos-en-Gohelle et Nœux-les-Mines.

Placée sous le signe de la coopération transfrontalière, cette rencontre a permis de découvrir des initiatives concrètes et de nourrir la réflexion collective pour le déploiement futur du projet.

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La journée a débuté au tiers-lieu Le Ménadel & Saint-Hubert, où les partenaires ont été accueillis par l’association Les Anges Gardins. Ce lieu chaleureux illustre concrètement le concept de « Place à VivreS », que le projet OCEANS explorera prochainement sur le territoire de Charleroi Métropole.

Ici, les échanges ne se font pas en euros. Les habitants peuvent offrir du temps – en participant à un atelier, à un chantier collectif ou à la vie du lieu – et recevoir en retour de la MANNE, une monnaie locale permettant d’accéder à des repas, des paniers de légumes ou des activités collectives.

Le modèle agit à plusieurs niveaux :

  • il facilite l’accès de tous à des produits bio, locaux et de saison ;
  • il encourage l’engagement citoyen et la mise en capacité d’agir ;
  • il recrée du lien social en offrant un espace de rencontre et d’entraide.

Autant de leviers essentiels pour construire une alimentation plus inclusive.

Les Anges Gardins sont également à l’origine de la Caisse de l’Alimentation Locale et de l’Engagement (CALIEN), un dispositif géré par un collectif citoyen. Les membres cotisent, financièrement ou par leur engagement, afin de bénéficier de bons d’achat pour des produits sélectionnés selon des critères durables.

Cette approche redistribue le pouvoir d’agir aux habitants tout en soutenant des filières responsables. Elle démontre qu’un autre modèle alimentaire est non seulement souhaitable, mais déjà à l’œuvre.

L’après-midi s’est poursuivi à La Réserve, un écolieu géré par Noeux Environnement et installé sur une ancienne friche commerciale. Dédié à la biodiversité, à l’agriculture durable et à l’éducation environnementale, ce site fonctionne comme un véritable laboratoire à ciel ouvert.

On y expérimente notamment des pratiques de restauration de sols dégradés, des enseignements précieux qui viendront alimenter l’un des modules de travail du projet OCEANS.

La Réserve est aussi un lieu de production agroécologique et nourricier, ouvert à toutes et tous, en plus d’un point de distribution de paniers bio.

Ces initiatives illustrent la capacité des territoires à transformer des contraintes en opportunités et à inventer de nouvelles façons de produire et de se nourrir.

Au-delà des visites, cette journée confirme l’ambition du projet OCEANS : bâtir un cadre de coopération solide pour développer des solutions alimentaires durables et accessibles.

Les expériences observées offrent déjà des pistes concrètes pour le territoire de Charleroi Métropole. Elles rappellent surtout qu’une transition alimentaire efficace ne relève pas de la théorie : elle se construit pas à pas, grâce à l’intelligence collective et à des initiatives ancrées dans le réel.

En combinant expertise, expérimentation et collaboration transfrontalière, les partenaires posent aujourd’hui les bases d’un système alimentaire plus résilient, capable de répondre aux défis sociaux, environnementaux et économiques de demain.

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